C’était pour Paris Match
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C’est tout de même mieux lorsque l’on fait preuve de talent non?
Les élus présents (A.Richard, JP BEcquet, JC Poulet notamment) sont accueillis par Guillaume VUILLETE, conseiller régional et conseiller municipal de Méry Sur Oise.
Je suis née en 1970 et j’ai passé toute ma jeunesse dans des villes qui ne vivaient encore que de l’activité minière et qui souffraient déjà de son inexorable déclin.
Ces villes avaient une vraie identité politique, construite autour de la vie des mineurs. Là bas, conscience politique, combats sociaux, engagement syndical, cela signifiait quelque chose de très concret. Chacun de ceux qui travaillaient à la mine portait en lui une histoire à la fois douloureuse et courageuse, car chaque amélioration de leur condition avait été conquise de haute lutte par ceux qui les avaient précédés.
L’éveil de ma conscience politique, je le dois à cet environnement où le souvenir des injustices sociales se mêlait à la fierté d’avoir eu la force de se battre pour changer les choses.
De mes parents, fils d’immigrés espagnols, j’ai appris mon rapport au temps. Cette certitude que seule l’action peut changer la donne, mais qu’il ne faut pas forcément en attendre un retour immédiat. Pour eux, dans la vie il fallait se battre. Et si cela ne servait pas pour nous, cela finirait par porter ses fruits pour nos enfants, les enfants de nos enfants… D’eux aussi j’ai acquis ma conviction que seule l’éducation peut permettre de dépasser les inégalités de naissance pour donner à chacun l’opportunité de se construire un destin. Nés à la fin de la guerre, ils font partie de cette génération pour qui l’ascenseur social fonctionnait encore.
En 1981, lors de l’élection de Mitterrand, je n’avais pas encore 11 ans, mais je me souviens de l’image de son visage s’inscrivant sur l’écran et de la liesse populaire à la Bastille. De ce souvenir, j’ai gardé le regret de n’avoir pas connu et partagé ces moments d’allégresse. Je me souviens de l’espoir fou que cette victoire avait fait naître et des déceptions qu’elle ne pouvait que susciter tant on attendait d’elle. De cela, j’ai appris la force des rêves en politique comme l’ampleur des déceptions qu’un rêve qui se réalise peut susciter.
Je me suis véritablement engagé en politique durant mes études à Sciences po, d’abord via le syndicalisme étudiant à Grenoble, puis à Paris lorsque je préparais l’ENA. J’ai milité au MJS puis au PS. Là j’ai eu la chance de faire la rencontre de Jean Poperen. Ce grand homme politique avait réussi à faire la synthèse entre culture ouvrière et monde intellectuel. Il a donné à tous ceux qui l’ont côtoyé le goût de l’effort intellectuel et de l’action politique. C’était aussi l’époque des amitiés forgées dans l’engagement, fêtes, discussions enflammées et actions politiques étaient étroitement mêlées. De bons souvenirs mais guère d’acharnement aux études. Résultat : j’ai raté l’ENA, et pas de justesse.
J’ai ensuite travaillé dans les collectivités locales, soit en cabinet, soit dans l’administration, notamment dans la politique de la ville. Suite à une formation de journalisme, j’ai également travaillé comme pigiste et comme attachée de presse avant de devenir attachée parlementaire de Raymonde Le Texier, sénatrice du Val d’Oise. Avec elle, courage politique et sincérité des convictions ne sont pas de vains mots mais résument un parcours engagée et militant. Travailler à ses côtés m’apprend énormément.
J’ai mené de nombreuses campagnes entant que responsable de communication ou directrice de campagne ou simple militante. J’ai notamment participé activement à la campagne de Dominique Strauss-Kahn pour la Présidentielle et le Législatives. En 2008, je me suis engagée aux côtés de Gilbert Marsac pour reprendre la ville de Jouy-le-Moutier que la droite détenait depuis 30 ans. Au terme d’une campagne de porte à porte acharnée, Gilbert a été élu et je suis aujourd’hui adjointe. Un mandat passionnant tant il est en prise avec la réalité et le quotidien des habitants. J’ai également été candidate en position non éligible lors des dernières européennes. Scrutin difficile dans une Europe en quête de légitimité démocratique et de projet politique partagé.
Je suis aujourd’hui candidate aux Régionales pour les mêmes raisons qui m’ont fait adhérer au Parti Socialiste il y a 15 ans : la conviction que la justice sociale ne progressera pas sans action politique. Et je sais que même si l’on peut commettre des erreurs, les progrès sociaux auxquels nous sommes attachés : retraite, assurance maladie, congés payés, droit du travail, parité… ont tous puisé leur source à gauche et notamment chez les socialistes. Nous sommes tous héritiers de cette histoire, à nous de lui donner un avenir.
Merci à tous d’être là ce soir, à Sarcelles, avec Laurent FABIUS et Ali SOUMARE.
Après moi, Emmanuel MAUREL, vice-président du conseil régional, Guillaume VUILLETET pour le MRC, Pascal-Eric LALMY pour le PRG, Robert HUE pour le MUP interviendrons sur les enjeux de cette campagne, avant qu’Ali et Laurent nous disent leurs convictions sur l’enjeu du scrutin du 14 mars.
Nous sommes en effet ici ce soir pour parler des véritables enjeux, en Ile-de-France mais aussi au plan national, de l’élection régionale des 14 et 21 mars prochains.
Nous sommes là pour tourner la page d’une semaine difficile. Difficile humainement pour Ali et sa famille, difficile aussi pour la politique qui ne sort pas grandie de la polémique lancée par l’UMP contre notre camarade Ali SOUMARE.
Premier secrétaire de notre fédération, il me revient et je serai le seul à le faire de dire un mot sur ce que la presse appelle désormais « l’affaire SOUMARE ».
Une affaire SOUMARE en 2010, comme la vie politique française en a connu d’autres dans le passé. Car, comme j’ai pu le lire ici ou là dans des réctions d’internautes sur les sites de la presse, SOUMARE est forcément coupable parce qu’il noir et de Villiers le Bel.
Voilà, en vérité, chers camarades, le message non subliminal et complètement assumé que la droite du Val d’Oise veut faire passer ! Un message scandaleux, un message dangereux pour la société française, un message destructeur pour nombre de nos concitoyens
Je veux vous dire ce soir et réaffirmer avec force que nous avons fait le choix d’Ali SOUMARE comme tête de liste en toute connaissance de cause.
En toute connaissance de cause, non pas d’un passé judiciaire prescrit puisque Ali a été réhabilité. Un passé judiciaire dont personne n’a à connaître conformément à nos principes de droit.
A ce propos, je veux dire très fermement que non seulement les déclarations passées mais aussi les déclarations présentes et futures de MM. PONIATOWSKI, DELATTRE, et MEURANT qui sont pénalement répréhensibles, seront joints au dépôt de plainte effectué pour diffamation.
Je pense en particulier ces déclarations qui laissent accroire que d’autres faits, quatre disent-ils, mettraient en cause Ali SOUMARE. Ces faits n’existent pas, ces propos sont donc pénalement condamnables. Ils doivent donc immédiatement cesser !
Et le rendez-vous judiciaire, le seul que je connaisse aura lieu après les élections, et il concernera MM. PONIATOWSKI, DELATTRE et MEURANT.
Non, nous avons le choix d’Ali en toute connaissance de cause des préjugés contre lesquels sa candidature devrait lutter. Nous savions que cela serait difficile, nous n’imaginions pas que la droite oserait ces attaques caricaturales.
De quels préjugés parlons-nous ?
Ali est jeune, enfin plus tout à fait. Il est français, né à Montmorency dans le Val d’Oise. Il a fait des études et il travaille. Il est enfin engagé dans la vie politique, associative et citoyenne et notamment au Parti socialiste depuis 2002. Ce n’est, je suppose, pas cela qui est en cause.
Et si ce n’est pas cela, quoi d’autre alors que le fait qu’il soit noir et qu’il soit de Villiers le Bel, ou encore qu’il ait été le porte parole des familles lors des événements de 2007 ?
Je vous le dis, chers camarades, nous pouvons être fiers de ce choix, un choix qui fera avancer la société française parce qu’il change la représentation politique et parce qu’il lève des interdits et des tabous.
Un choix qui dit simplement que c’est par la citoyenneté et l’engagement que nous lutterons le mieux contre les inégalités sociales, culturelles et territoriales dans notre pays et dans nos villes du Val d’Oise.
Et c’est sans doute cela que la droite val d’oisienne ne supporte pas, cette droite qui est dans notre département à la dérive.
Je veux souligner ici que les protagonistes de cette cabale contre Ali SOUMARE, PONIATOWSKI le véritable instigateur, et DELATTRE, l’homme de main, unis dans cette affaire alors qu’il y a encore peu, ils s’envoyaient des noms d’oiseaux, ne sont pas n’importe qui dans l’UMP du Val d’Oise.
PONIATOWSKI est le président de la commission des investitures de l’UMP dans le département et, nous dit-on, ministrable. Enfin, jusqu’à cette affaire. DELATTRE est lui le candidat déclaré de l’UMP à la présidence du conseil général en 2011.
Alors, chers amis, puisque tous les dirigeants de droite, même quand ils présentent leurs excuses, se plaisent à rappeler que, quand même, les électeurs ont le droit de savoir pour qui ils votent, laissant ainsi entendre que finalement il est bien que le passé judiciaire d’Ali SOUMARE ait été dévoilée même s’il était prescrit, prenons les au mot et prenons les au mot non pas sur le terrain judiciaire mais sur le terrain politique.
Les électrices et électeurs du Val d’Oise savent désormais que, s’ils votent UMP le 14 mars prochain, ils voteront pour une droite « décomplexée » comme le souhaitait Nicolas SARKOZY, une droite populiste, xénophobe, discriminatoire, une droite pour qui être jeune, noir et d’une ville de banlieue est forcément suspect.
Une droite qui ne recule devant aucun moyen, même les plus illégaux, pour tenter de discréditer ses affaires politiques, en utilisant au surplus comme nous le prouverons, les moyens de l’Etat.
PONIATOWSKI a dit hier qu’Ali SOUMARE était un personnage obscur de la vie politique du département.
Je lui répondrai deux choses. Le « noir » n’est pas forcément obscur. Le « gris » par contre est forcément sombre. Et Monsieur PONIATOWSKI est bien aujourd’hui une personnalité particulièrement « sombre » de la vie politique du Val d’Oise par ses méthodes comme par ses idées.
Voilà, chers mais, ce que j’avais à vous dire, pour que nous puissions ensemble tourner la page. Place maintenant à la politique, la vraie, celle que nous aimons, celle dans laquelle nos concitoyens doivent se retrouver.
Chers amis,
Chers camarades
Je vous remercie de votre présence nombreuse ce soir.
Je suis fier ainsi que tous mes colistiers de me retrouver parmi vous avec Laurent, Dominique, François, Robert et toute ma famille politique et mes amis.
Je suis heureux de vous retrouver car j’ai dû quitter le terrain ces derniers jours. Quelques jours qui ont duré une éternité.
Alors oui !
J’ai souffert d’être privé du contact avec celles et ceux qui nous ont donné leur confiance, qui nous confié leur espoir.
Ces jours ont été difficiles. Très difficile même, je ne le cache pas.
Difficile car mon combat, je ne cesse de le rappeler, est celui de la lutte contre les enfermements, tout les enfermements.
J’ai eu mal car j’étais impuissant face une série de mensonges relayés en boucle aux oreilles de mes proches.
Mes parents qui m’ont toujours accompagné et fait confiance,
Mes frères et sœurs,
Ma famille, ma compagne et ma princesse de 4 mois…
Et bien sûr vous, ma famille politique et mes amis.
Ca a été difficile mais je ne doute pas une seconde que la justice et la vérité vont triompher.
Mon honneur et ma dignité seront totalement lavés, j’ai confiance en La Justice.
Quant à l’erreur de jeunesse, je l’ai toujours assumé et elle m’a aussi construit mais je ne compte pas en parler.
A ceux qui m’interrogent sur les détails de cette erreur, je réponds qu’à ce stade… l’heure n’est encore venue.
Je ne compte pas me soumettre à l’agenda des provocations.
Et je demande à chacun, de garder la discipline et l’intelligence collective qui caractérise notre famille politique et qui consiste à ne pas répondre.
Ou plutôt à apporter une seule réponse celle du terrain politique, des idées, du bilan et du projet de Jean –Paul HUCHON et de son équipe.
Car notre réponse politique nous permet de mieux comprendre ce que j’appelle «les territoires déstructurés».
Des territoires que nous connaissons bien puisque nous y vivons.
Sur le terrain à la rencontre des valdoisiens de Magny en Vexin à Sarcelles, de Soisy à Garges, de Courdimanche à Argenteuil, de Cergy, à Gonesse, de Taverny à Villiers le Bel TOUS nous le disent.
Ils souffrent des frontières, des enfermements et des assignations à résidence dans les territoires et les esprits.
Ils souffrent et sont conscients de nos efforts et de nos idées pour construire un vivre ensemble pour tous.
Prenons un exemple, pas le plus facile mais nous devons dire la vérité : le transport !
La Région assume la présidence du STIF depuis 2006 seulement. Et après 30 ans de désengagement de l’Etat de ses obligations en matière de transports et d’entretien du matériel.
En moins de 4 ans nous avons fait plus que durant toutes ces années. Mais il faut le dire il faudra encore du temps et de la détermination pour combler ce retard.
Notre détermination est totale et du temps nous en aurons, grâce à vous!
Une de nos priorités, à côté de ce rattrapage, c’est le transport de banlieue à banlieue.
La région y est déjà engagée avec la ligne de tramway Saint-Denis – Garges-Sarcelles. Elle est aussi engagé dans le financement du barreau de Gonesse entre la ligne B et D du RER.
Les val d’oisiens ne seront plus obligés de passer par Paris pour se rendre à Roissy.
Nous poursuivrons notre politique pour une meilleure tarification sociale des transports. Les efforts permettent déjà aujourd’hui à plus d’un million de personnes de bénéficier de ses tarifs aidés.
Nous mettrons en œuvre et nous poursuivrons l’élargissement de la fameuse carte imagine R aux moins de 25 ans non salariés et la gratuité pour les jeunes en insertion.
Nous avons comme objectif d’Améliorer le transport en quantité et en qualité pour nos lignes A et D avec efficacité plutôt qu’avec démagogie comme nos adversaires sur la tarification.
Parce que lutter contre les territoires déstructurés passe évidemment par l’emploi.
Il s’agit aussi d’ouvrir et de proposer de l’emploi et de la formation professionnelle à ceux qui en ont le plus besoin et permettre aux jeunes d’accéder au bassin d’emploi via le transport.
Rendez-vous compte le premier aéroport d’Europe : Roissy n’emploie même pas 15% de valdoisiens.
Transports, formation professionnelle, emploi, logement. C’est tout cela qui permet de concevoir un projet global pour un mieux vivre ensemble qui ne soit pas qu’un slogan.
Et je me permets de souligner la contradiction de ceux qui hier prenaient en exemple le modèle ultralibéral qui exhibait richesses et dérégulation, et qui aujourd’hui retrouvent comme par miracle les vertus du modèle social que nous avons construit mais qu’ils ne cessent en réalité d’attaquer.
En effet, de quoi le projet de Madame Pécresse est-il fait ?
Parlons-en, juste un mot, ce va pas être difficile puisqu’il ne compte que 3 mots : Le Grand Paris.
Et ce projet peut aussi se résumer en trois mots : le grand 8.
Il fait tourner la tête mais il ne prend même pas en compte le Val d’Oise et nos problèmes. On voit bien la préoccupation de nos adversaires.
Il y a un célèbre livre écrit il y a 40 ans sur l’aménagement du territoire par Jean François GRAVIER « Paris et le désert français ».
Depuis la Gauche a décentralisé ce pays et renforcé les collectivités.
La Droite et Valérie Pécresse nous proposent aujourd’hui un grand bond en arrière.
Et peut-être un autre livre le Grand Paris et le Grand Désert français.
Je peux vous assurer que ce livre ne sera jamais un succès et que Personne ne l’achètera et surtout pas nous car en l’état il va favoriser les inégalités territoriales.
Nous, nous proposons de désenclaver les quartiers, eux proposent d’exclure.
Nous, nous proposons de former, eux proposent de polémiquer.
Nous, nous proposons un bilan, un projet , un espoir, eux proposent « 3I » insécurité, identité nationale et immigration.
Chers amis l’enjeu de ses élections est colossal. Il s’agit de notre modèle républicain. Un modèle construit par la gauche du Front populaire, la gauche des protections, la gauche de la décentralisation, du RMI et de la lutte contre les inégalités.
Autour de Jean Paul, en Ile de France, et partout ailleurs en France, la gauche est aujourd’hui rassemblée, populaire, diverse et humaine.
Une gauche du terrain et de la proximité.
Cette gauche c’est celle des régions, oui cher amis, la gauche des régions de notre région celle de Jean Paul HUCHON.
Elle comprend mieux les difficultés. Elle se bat pour les résoudre, elle résiste aux attaques d’un gouvernement et d’une majorité qui ne savent plus où ils vont.
Une gauche pour comprendre et agir dans tout le Val d’ Oise avec une liste composée d’hommes et de femmes d’expérience et de terrain qui se battent au quotidien.
Je suis très fier de faire parti de cette gauche.
Alors chers amis chers camarades, un seul cap, une seule ambition, un seul slogan : « la Région et le Val d’oise qu’on aime », alors tous ensemble avec Jean-Paul HUCHON.
Je vous remercie.
Ali Soumaré.
Qu’avez-vous ressenti depuis les attaques de Francis Delattre vendredi ?
Ces attaques-là font très mal. Elles font mal parce que je suis l’aîné d’une famille de six enfants. Elles font mal parce que je suis le père d’une petite fille de 4 mois. Imaginez les dégâts que peuvent provoquer de telles accusations sur tout votre entourage. Je ne cesse d’être caricaturé, c’est très difficile, surtout quand on désire, comme moi, devenir un acteur politique de premier plan. Je considère sincèrement que ce n’est pas une méthode pour faire campagne. Je n’ai pas été respecté en tant qu’être humain.
Qu’avez-vous à dire sur les faits qui vous ont été reprochés ?
En effet, il y a une affaire qui remonte à 1999, qui est désormais prescrite. C’est une erreur de jeunesse dont j’ai tiré les conséquences. J’ai même eu un déclic à ce moment-là. J’ai payé ma dette. Cela a nourri mon engagement, notamment dans le monde associatif et dans toutes mes actions à Villiers-le-Bel. Je sais ce que j’ai fait à cette époque-là, mais cela ne leur donne pas le droit de rajouter, onze ans après, un autre passé judiciaire qui, celui-là, ne m’appartient pas. Ces accusations sont en train de salir tout le reste de mon engagement et c’est inacceptable.
Comment envisagez-vous désormais la suite de la campagne ?
J’attends d’avoir une campagne sereine. Je vais continuer à faire du terrain, comme depuis le début. J’espère que l’on va enfin parler du programme et des vrais problèmes des Franciliens. Dans cette histoire, je me suis rendu compte à quel point j’avais la chance d’avoir ma famille, ma famille politique et tous les proches qui m’ont soutenu pendant ces trois jours de galère. J’ai eu plus de trois cents messages de soutien de toute la France.
Pour compléter nous vous engageons à aller lire les réflexions publiées sur Le Monde.fr et par le « célèbre » (il récuse l’appelation) blogueur Maitre Eolas.
La cabale lancée par l’UMP par l’intermédiaire de MM. DELATTRE et MEURANT à l’encontre d’Ali SOUMARE, tête de liste socialiste pour les élections régionales dans le Val d’Oise a fait long feu.
Une plainte en diffamation sera déposée cette semaine à l’encontre des instigateurs de cette manipulation.
Dès à présent, Axel PONIATOWSKI et ses comparses DELATTRE et MEURANT qui doivent immédiatement cesser leurs attaques calomnieuses et la diffusion d’informations mensongères à l’encontre d’Ali SOUMARE, doivent s’expliquer sur au moins trois points :
1- Quelles ont été leurs sources et des services et/ou des fonctionnaires de l’Etat ont-ils été complices de cette manipulation ?
2- Pourquoi ont-ils sciemment imputé à Ali SOUMARE des faits auxquels il est totalement étranger et dans quel but ?
3- Pourquoi cette candidature leur pose-t-elle autant de problèmes pour qu’ils aient déjà à trois reprises (une première fois en le comparant à un joueur de foot de l’équipe réserve du PSG, une deuxième fois en mettant en cause son parcours professionnel et maintenant une troisième fois en le qualifiant de « délinquant multirécidiviste confirmé ») cherché à discréditer sa candidature ?
Manifestement, pour l’UMP, lorsqu’on est jeune, noir et issu de la banlieue, on ne peut au choix qu’être réserviste dans une équipe de foot ou délinquant multirécidiviste. L’attitude de la droite valdoisienne est consternante tant sur ses méthodes qui n’ont rien à envier à celle de la droite la plus extrême que sur le fond.
Le Parti socialiste réaffirme son plein et entier soutien à Ali SOUMARE dans l’épreuve qu’il subit et l’assure de toute sa solidarité.
Dans les trois semaines de campagne qui nous séparent du 1er tour, il est maintenant urgent de parler des questions que la droite semble vouloir à tout prix éviter : l’emploi, la formation, le logement, les transports, l’éducation qui sont au cœur des préoccupations quotidiennes des habitants du Val d’Oise.
Dominique Lefebvre,
1er Secrétaire de la Fédération du Val d’Oise du Parti socialiste
Il fait aussi le choix de laisser les commentaires ouverts sur ce billet, charge à chacun d’agir en responsabilité dans la teneur des propos tenus. La modération est toutefois maintenue pour éviter tout débordement assez commun et dont les commentaires sur les sites du nouvelobs et de l’express sont une preuve supplémentaire.