La prohibition de la fleur de chanvre CBD est-elle une menace sur une filière en plein développement ?

Le marché de CBD a connu une importante avancée ces dernières années. Il faut toutefois savoir que l’État français a appliqué une nouvelle réglementation à partir du 31 décembre 2021. Une décision jugée risquée selon les observateurs vus qu’une interdiction peut avoir de sérieuses conséquences. Ces derniers estiment que cette loi peut devenir une menace pour cette filière.

Une interdiction reposant sur des compétences techniques

D’après le gouvernement, l’interdiction de vente de fleurs de CBD entre dans le domaine de l’ordre public. L’État s’appuie sur le fait que les forces de l’ordre ne possèdent pas les moyens nécessaires pour reconnaître le CBD. Ainsi, il peut être difficile de différencier les fleurs de chanvre du cannabis et d’autres stupéfiants.

À noter en outre que différents pays ont déjà fait des tests opérationnels sur la manière de détecter le CBD. Cela est par exemple le cas pour la Suisse ainsi que l’Italie qui ont leur disposition pour reconnaître les produits légaux. Il ne faut pas négliger le fait que la détection de CBD n’est loin d’être difficile.

En outre, l’État insiste aussi sur les dangers de ce type de produit sur la santé. Un motif pris comme étant incompréhensible pour les acteurs qui voient les biens du CBD sur la santé.

La stupéfaction chez les acteurs

Il faut noter que les acteurs de CBD se sont fait surprendre par le gouvernement avec cette nouvelle loi. Le désarroi et la stupéfaction étaient visibles sur le visage de beaucoup d’entre eux. À souligner que les vendeurs ont été sommés de vider leurs boutiques dès le 2 janvier 2022. Une durée trop courte selon ces professionnels vus que la loi a été mise en vigueur le 31 décembre 2021.

Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas uniquement les fleurs de chanvre de CBD qu’il faut jeter. Cela est aussi le cas pour toutes les formes d’infusions. Ce qui fait que de nombreuses boutiques pourraient être contraintes de fermer leur porte d’ici quelque temps.

Une véritable menace pour les producteurs, mais aussi les vendeurs

Certes, les producteurs de CBD se verront contraints de revoir leurs produits à proposer sur le marché. Mais, les principales victimes de cette nouvelle loi sont les revendeurs. Il faut noter que les fleurs de chanvre CBD représentent jusqu’à 70 % du chiffre d’affaires de certains d’entre eux. Ils devront de ce fait revoir les produits qu’ils proposeront à la clientèle. De plus, ces revendeurs devront se débarrasser de leurs stocks de fleurs de chanvre d’une autre manière.

À souligner que la filière ne pourrait pas faire face à la concurrence sur le plan international avec cette interdiction. Les consommateurs dans les autres pays pourront se procurer les fleurs qu’ils souhaitent contrairement aux acteurs en France. Les conséquences risquent d’être lourdes pour tout le monde. En effet, les consommateurs se verront par exemple restreints à des produits qui ne répondront pas à leurs attentes.

Des mesures en attente pour contrer cette réglementation

Il faut noter que les principaux acteurs de la filière CBD ont formé un bloc pour s’opposer à cette nouvelle loi. Leurs principaux objectifs sont d’empêcher l’application effective de cette règlementation. Ces principaux acteurs sont les suivants :

  • L’AFPC (Association française des Producteurs de Cannabinoïdes)
  • L’UPCBD (Union des Professionnels du CBD)
  • Le SPC (Syndicat des Professionnels du Chanvre)
  • L’association citoyenne NORML France

Ces groupements de professionnels veulent alerter l’opinion publique sur les conséquences engendrées par cette législation. Ils craignent des effets lourds et irréversibles avec l’application de ce texte. Un recours auprès du Conseil d’État a déjà été pris. Ce qui fait que la nouvelle loi n’est pas encore effective en attendant l’avis du juge. Les acteurs de la filière CBD prévoient d’aller plus loin dans leur combat pour la légalisation du produit en France.